Avant que j’arrive samedi dernier, tous mes amis de Vancouver m’ont dit: « surtout, prends un parapluie », « the must have? Rainboots, my dear »….
Nous sommes jeudi, et enfin il pleut. Enfin, c’est peut-être pas le bon terme, je veux dire. « c’est le temps habituel de Vancouver », m’explique Daphné, qui m’ouvre mon compte à la Royal Bank of Canada. « So far, you’ve been spoiled ». Vous avez été gâtée, elle veut dire. Gâtée-pourrie, oui, je confirme. Dimanche, petit tour en vélo le long des plages de West Vancouver, avec une vue de carte postale sur la ville. Comme première impression, difficile de faire mieux.
Daphné a 25 ans peut-être, ou un peu moins, difficile à dire. Elle habite dans le quarter chinois. Elle n’est pas une « morning person », comme elle dit, et en effet, son premier café de la matinée lui manque un peu. Si je n’avais pas fait attention, je me retrouvais vite fait originaire du Swaziland. Bon, c’est vrai que Swaziland et Switzerland, c’est pas bien loin, même si géographiquement, c’est pas la porte à côté non plus.
Ah, pour aller ouvrir mon compte bancaire, je devais obtenir le sésame canadien. Le SIN. C’est le social insurance number et sans le SIN, on ne peut rien ici, ni être payé, ni ouvrir un compte, ni travailler. Mes collègues au comité d’organisation des JO 2010 (je vous donne l’abréviation pour la prochaine fois, c’est le VANOC) m’ont dit « ouh la la la… good luck, vas-y tôt parce que tu vas attendre des heures ». Le SIN s’obtient à l’administration canadienne bien sûr.
- Euh, c’est où l’administration canadienne?, je demande.
- Sur Granville, tu verras, c’est pas facile d’accès, c’est en travaux en plus, ma pauvre
- Granville Street? oh nice, c’est la rue où j’habite
- awesome (génial), you’re spoiled, mais prend le temps qu’il faut, parce que tu verras (soupir)
Mon SIN, je l’ai eu en 5 minutes. Il faut dire qu’on était deux à faire la queue. Quand j’ai dit au jeune homme de l’administration que je croyais attendre des heures et que j’avais pris un livre pour passer le temps, il a sourit et dit, « c’est vrai que c’est bizarre, il n’y a personne ce matin, you’re spoiled »
Et que croyez-vous que mes collègues vont me dire quand je rentre au bureau?



1 réponse jusqu'à présent ↓
Choupette // novembre 5, 2009 à 9:24 |
Spoiled ??? De la meilleure des façons alors. Bisou ma belle et continue sur ta lancée.